Edito
Représentant des Collectivités Locales, vous portez de plus en plus haut l'ambition d"un aménagement responsable fondé sur les principes du développement durable :
- La pertinence économique des équipements et des constructions tant lors de leur réalisation que dans leur fonctionnement.
- La justice sociale qui doit permettre à tous d'accéder au logement, au transport, au bien-être...
- Le respect des grands équilibres environnementaux : qualité de l'air, protection de la ressource en eau, respect de la bio-diversité...
Créée et portée par le Département d'Ille-et-Vilaine, soutenue par les communautés et les grands acteurs économiques et financiers locaux, la SADIV est un acteur déterminé de cet aménagement responsable et durable qui doit permettre aux habitants d'Ille-et- Vilaine de satisfaire tous leurs besoins d'aujourd'hui en garantissant aux générations futures la capacité de répondre à leurs attentes.
Pour relever ce défi, la SADIV est votre partenaire .....naturel.
Guy Jouhier
Président de la Sadiv ,
Conseiller Général d'Ille et Vilaine.
La SADIV dès sa création, a voulu contribuer à
mettre un terme aux pratiques qui vont à l'encontre du bon sens et génèrent des surcoûts : l"étalement urbain, l'imperméabilisation à outrance, la « malconstruction», la rationalisation du végétal.
Aménager
et construire durablement
Les 8 principes d'aménagement de la SADIV
Afin de faire partager cette « vision durable » aux élus ainsi qu'aux différents partenaires d"un projet, la SADIV propose de mettre en place des ateliers thématiques d'Approche Environnementale de l"Urbanisme (AEU ), dès le démarrage des études préalables à la création d'une opération d'aménagement ou lors de sa réalisation.
Les différents principes sont traités et détaillés par des bureaux d'études spécialisés dans chaque domaine.
De même, pour s'assurer de la bonne mise en oeuvre de ces principes, la SADIV veille à s'entourer d'urbanistes-architectes, de paysagistes et de bureaux d'études VRD, convaincus par le développement durable et aguerris à sa mise en oeuvre, notamment concernant l'utilisation de logiciels d'ombres portées des bâtiments, la réalisation de noues...
Enfin, l'ensemble des principes retenus dans une opération d'aménagement est traduit à l'attention des constructeurs dans le cahier de prescriptions architecturales, environnementales et paysagères.
1 Concevoir des quartiers denses, avec de la mitoyenneté, voire des logements semi-collectifs ou collectifs :
Ces types d'habitat sont moins consommateurs d'énergie qu'une maison individuelle isolée sur sa parcelle.
La minimisation des grandes parcelles d'habitat individuel évite le gaspillage de terres agricoles ou naturelles.Cette densité permet de diminuer les linéaires de voiries et réseaux. Cette proximité de voisinage favorise les échanges.
2 Limiter au maximum les surfaces imperméables, pour modifier le moins possible le cycle naturel de l'eau et réaliser des économies :
La conception d'un plan masse doit avoir pour principal objectif de minimiser la voirie, aussi bien en terme de linéaire que de largeur. En effet, il faut favoriser les voies en sens unique, avec une largeur limitée, ce qui implique un massage des ordures ménagères par regroupement collectif, lui-même générateur d'économies de temps, de carburant, et donc d'émission de CO2.
La conception des espaces publics doit privilégier l'utilisation de matériaux recyclables et perméables, pour la voirie, les places de stationnement et les liaisons douces, notamment en évitant le bitume et en favorisant le stabilisé, les mélanges terre-pierre...
3 Favoriser les modes de déplacements collectifs ou semi-collectifs et les liaisons douces :
Les aires de co-voiturage doivent être développées Les circuits piétons et cyclables doivent être optimisés, notamment pour encourager le développement de pedibus.
4 Respecter l'identité paysagère et favoriser la gestion différenciée des espaces verts
Respecter au maximum la topographie du site, et si certains déblais sont nécessaires, il faut les utiliser en remblai sur place pour éviter les surcoûts de décharge et limiter les déplacements. Les haies bocagères doivent être préservées voire renforcées.
Les espaces verts publics et privés doivent privilégier les essences locales, ce qui limite le risque de olifération d'une essence aux dépens de la flore endogène. Les espaces verts publics doivent être conçus pour favoriser leur entretien de manière différenciée : seuls quelques espaces, ornementaux, nécessitent un entretien fréquent, le reste doit être conçu de manière « plus naturelle » et entretenu en conséquence (type prairie fauchée deux fois /an, voire lande, ...).
5 Systématiser la gestion alternative des eaux pluviales
Sur l'espace public, les tuyaux, plus coûteux, doivent principalement faire place aux noues et fossés, qui servent également d'espaces verts Sur l'espace privé, il faut encourager les cuves de rétention des eaux pluviales pour l'arrosage, le nettoyage et les chasses d'eau.
6 Repenser l'éclairage public
La conception de l'éclairage sur voirie doit respecter les normes en vigueur, sans pour autant multiplier les points lumineux, seuls les carrefours doivent être privilégiés. Il faut utiliser des éléments d'éclairage basse consommation et /ou optimiser la diffusion de la lumière (ballasts électroniques, variateurs de puissance, LED).
7 Tendre vers des bâtiments basse consommation, en énergie comme en eau
Il faut revenir à l'implantation bioclimatique, qui tient compte à la fois de l'orientation solaire et des vents dominants. Il faut privilégier les toitures végétalisées, qui en plus de faire office de zone tampon, limitant le ruissellement des eaux pluviales, isolent thermiquement et acoustiquement. L'isolation thermique extérieure permet d'éviter les ponts thermiques, le double vitrage à lame d'argon et les brises soleil assurent une meilleure inertie thermique. Les systèmes de ventilation à double flux permettent de récupérer entre 60% et 90% de la chaleur contenue dans l'air évacué et les puits canadiens génèrent une climatisation naturelle. Les puits de lumière limitent l'utilisation de l'éclairage électrique.
8 Tendre vers des bâtiments « recyclables et évolutifs »
Anticiper, c'est penser également à la déconstruction, et donc utiliser des matériaux non toxiques et recyclables, comme les peintures aux normes « NF Environnement » et les matériaux de construction naturels. S'il est désormais acquis qu'un projet d'extension urbaine doit anticiper une éventuelle suite, il faut développer des bâtiments modulables, extérieurement et intérieurement, et « extensibles » voire «rétrécissables ».
Deux exemples de développement durable
pour stationner responsable.....
La future aire de stationnement de la Guimorais à Saint-Coulomb : un projet exemplaire
Admirablement situé entre la pointe du Meinga et l'île Besnard, le secteur de la Guimorais à Saint-Coulomb fait l'objet d'une pression touristique estivale très forte, ce qui provoque de nombreux problèmes de stationnement automobile.C'est la raison pour laquelle la municipalité, en concertation avec la DI REN, a décidé d'y créer, conformément à la réglementation en vigueur dans ce secteur, une aire naturelle de stationnement, s'inscrivant dans une démarche de développement durable pleinement revendiquée.
L'intégration à l'environnement fera l'objet d'une attention toute particulière, l'aire devra « se fondre » dans le paysage : elle devra éviter de laisser voir les pare-brise briller au soleil, des cloisonnements arborés offriront une ombre appréciée par les usagers, l'espace de stationnement réservé à la quinzaine de camping-cars sera situé au point bas du terrain, le choix des matériaux privilégiera une ambiance « naturelle ». La gestion de l'eau est également prise en compte, les surfaces imperméabilisées seront réduites au strict minimum, l'essentiel du terrain, très sablonneux, étant très perméable. Pour réaliser cette aire naturelle de stationnement, la municipalité a décidé de s'adjoindre les compétences, notamment en matière d'acquisitions foncières, de développement durable et d'aménagement de la SADIV, outil créé par le Conseil Général pour assister les petites communes sur des projets complexes.
Propos recueillis auprès de Jean MAINGUENÉ ,
Maire de Saint-Coulomb
Vice-Président de Saint-Malo Agglomération
Village des Collectivités à Thorigné-Fouillard : l'alliance du végétal et du minéral
Les parkings extérieurs du Village des Collectivités bénéficient d'un environnement particulièrement végétalisé, bien intégré au site ; les matériaux (locaux) utilisés privilégient les mélanges terre-pierre, le stationnement se faisant sur des sols en cailloux perméables, des noues stratégiquement implantées récupèrent les eaux d'infiltration et sont comme autant de petits plans d'eau renforçant le côté « nature ».